Une bonne gestion, c’est quoi ?

Beaucoup se posent la question trop tard… L’Entrepreneur est souvent une personne très occupée, parce qu’il est lui même producteur des produits ou des services qu’il vend, il ou elle est la personne de référence, celle ou celui qui non seulement à lancé le concept de son Entreprise mais aussi porte à bout de bras l’ensemble des activités qui permettent sa réussite. C’est souvent dans ces circonstances de travail acharné que l’Entrepreneur laisse de côté certaines activités qui peuvent lui coûter très cher par la suite : l’administration, la gestion. Voici la première partie de notre série d’articles « Règles à respecter dès la création de l’Entreprise pour éviter le chaos financier, administratif et réglementaire« …

Le choix des statuts

Dès la création de l’Entreprise, le choix des statuts est la première activité qui doit faire partie de l’étude préalable à la mise en place du système de gestion global de l’Entreprise, au delà de l’étude de marché ou du business plan qui font partie aussi des phases nécessaires (nous abordons ces points dans un autre article). Choisir ses statuts, c’est comme choisir le moyen de transport idéal pour arriver à destination : plus il est efficace et agile, mieux c’est. En effet, le choix des statuts est aussi un pari positif pour l’avenir de votre Entreprise. Un bon exemple est la SARL à ‘associé unique’. Au delà des avantages de la SARL, vous pourrez modifier facilement les statuts de l’Entreprise si un nouvel associé vous rejoint. Et pour autant, au départ, vous pensez peut-être que vous resterez le seul associé tout au long de la vie de votre Entreprise !

« Pour bien choisir les statuts, il faut bien sûr être conseillé »

Pour bien choisir vos statuts, il faut bien sûr être conseillé. En fonction de la nature de votre activité, commerce ou artisanat par exemple, vous recevrez de l’aide à la Chambre de Commerce et d’Industrie ou à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, sans compter l’aide des professionnels, consultants et formateurs indépendants. Pôle emploi peut aussi vous permettre d’accéder à une formation spécifique pour préparer l’ouverture administrative de votre Entreprise. Au final, déposer les statuts peut être fait simplement si vous créez une micro-entreprise, mais peut être aussi assez technique et laborieux si vous choisissez une autre forme juridique, d’ou l’utilité de faire appel aux services d’un professionnel comme Fácilway par exemple.

Salarié(e) ou gérant(e) non-salarié(e) ?

Le TNS (travailleur non salarié) est rémunéré par les dividendes ou par une rémunération décidée en Assemblée générale, ce qui ne sera pas considérée comme un salaire au regard des impôts, d’ou une imposition différente de celle d’un salarié. Au delà de l’imposition, il faut penser aussi aux avantages et inconvénients des deux positions. Le TNS doit s’acquitter lui-même d’une déclaration et des cotisations sociales et fiscales une fois par an, sur la rémunération perçue pour toute l’année civile, alors que le salarié bénéficie d’une fiche de paie préparée par un comptable avec un calcul automatique des charges à payer.

Photo de Nataliya Vaitkevich

Le salarié qui bénéficie d’une fiche de paye mensuelle peut facilement convaincre une Banque de lui octroyer un prêt, puisqu’il a un contrat de travail et qu’il est protégé ; le gérant devra démontrer que son Entreprise est en bonne santé au Banquier avant d’obtenir une aide financière. Ensuite, l’imposition de la rémunération du TNS dépend du statut juridique comme du régime fiscal applicable : Impôt sur le revenu – IR – ou Impôt sur les sociétés – IS –, avec option pour le régime réel ou non. Par contre, si le gérant est aussi actionnaire ou associé, les dividendes perçus ne sont pas soumis aux cotisations sociales. Enfin, le dirigeant assimilé salarié (exemple de la SAS ou SASU) peut prétendre à l’intéressement et la participation selon certaines conditions, une autre position à considérer. Au final, le taux d’application global des charges peut être plus intéressant dans une situation qu’une autre, il faut donc le pré-calculer.

Calculs et comptabilité

Malgré tout ce que semble impliquer de négatif le mot « comptabilité« , c’est en fait un terme qu’il faut apprendre à aimer plus que tout ! Dites-vous bien que comptabiliser c’est vérifier que votre Entreprise fonctionne correctement, c’est vous assurer que tout va bien au jour le jour. Il est donc impératif de penser à l’avance au type de comptabilité que vous devez mettre en place, à partir du business plan et des coûts de revient ‘produits’ ou ‘services’ que vous avez prévu au préalable. Combien vous coûte la fabrication de chacun de vos produits, ou la prestation que vous allez effectuer ? Quelle sera la marge exacte pour chaque produit ou service facturé ? Quelle sera la rentabilité annuelle que vous pourrez effectuer ? A partir de quel seuil annuel de chiffre d’affaires, et à partir de quand dans l’année votre Entreprise sera rentable ? Ferez-vous vraiment des bénéfices dès la première année ? Sinon, avez-vous prévu de quoi tenir au moins 3 années ?

Photo de Thirdman

Dans la suite de notre série « Règles à respecter dès la création de l’Entreprise pour éviter le chaos financier, administratif et réglementaire » nous vous exposerons les pièges à éviter pour conserver une bonne dynamique financière dès les premiers mois du lancement de votre nouvelle Entreprise !

Publié par Fácilway

Entreprise agile - Entreprendre, communiquer, gérer